AIO à la Veggie pride

OLYMPUS DIGITAL CAMERADepuis 2001, La Veggie Pride réunit les personnes qui s’opposent à l’exploitation des animaux, mais d’une manière ludique et festive. Une belle initiative à laquelle la Team VEGAN MARATHON ne pouvait que participer activement. Après un tractage en bon est due forme pour sensibiliser les militants à la chaîne humaine, une dégustation quasi honteuse de tous les produits de qualité dans le village végane, les membres de VEGAN MARATHON ont participé avec entrain à marche militante  « Le carnaval des animaux ». Bien entendu, le clan toujours heureux de se retrouver est passé par la case photo de groupe (la sérieuse et la moins sérieuse), faisant résonner le AIO (cri de ralliement du clan) d’un bout à l’autre de la Place de la République à Paris (oui certains ont de la voix). La famille VEGAN MARATHON s’est agrandie de quatre nouveaux membres à cette occasion, notamment avec le recrutement actif de Jocelyne (Ministre de la bonne humeur). AIOOOOOOOOOOOO

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La Veggie Pride, c’est un programme riche et éclectique qui se déroule pendant 3 jours : http://www.veggiepride.org/

 

Mon premier “ semi ” en pleine campagne limousine

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Voilà un peu plus de trois mois et demi que je me suis lancé dans l’aventure Vegan Marathon, depuis mi-juin en fait, après une dizaine d’années d’une sédentarité quasi totale et la prise d’une bonne dizaine de kilos supplémentaires (voire davantage à un moment donné). J’avais déjà fait auparavant du running, de la natation et du tennis mais pas vraiment de manière intense, sauf à l’occasion de brèves périodes, et jamais en compétition. Les progrès ont d’abord été rapides, enchaînant courses brèves et marches plus longues, et profitant des grandes vacances pour cela (oui, je suis prof, les vacances, c’est vraiment une chance dans ces cas-là). J’ai par contre rapidement contracté une vilaine douleur sous une omoplate mais fort heureusement soulagée et même disparue grâce à une étiopathe et à son collègue (merci madame, merci au collègue aussi). Fin juillet, je finis avec succès mon premier 10km, tout content, youpi.

22154723_10213896026051826_5650424998413258533_nVoilà début septembre et je me lance un défi pour le Vegan Marathon Running Tour avec 10 km/jour pendant 10 jours, défi en partie rempli seulement (j’ai tout de même aligné dans les 75 km environ), j’avais dû fixer la barre un peu haut mais qui ne tente rien n’a rien comme on dit.

Vous me direz, on est loin du marathon de Paris en avril prochain avec ça mais qu’importe, “ chi va piano, va sano, va lontano ” comme disent les Italiens.

L’automne arrive et quelques belles journées encore (mieux d’ailleurs que l’été qui n’a pas franchement été follichon, hormis la canicule fin juin mais qui n’était pas vraiment mieux à vrai dire). Hop, je décide de m’inscrire au semi-marathon de Boulogne au mois de novembre prochain alors que j’étais d’abord plutôt décidé à faire quelques trails nature dans le coin. Finalement, je me dis que le semi serait un bon test et une bonne occasion de rencontrer les gens du clan (et éventuellement d’aller manger un bon repas ensemble, je suis assez gourmand faut dire). Le truc, c’est que je n’avais encore pas approché de près la distance d’un semi, n’ayant pas dépassé les 12 km à une allure modérée (genre 9 km/h et un peu mieux sur 10 km). Et là, quand j’ai pris conscience que le semi, c’était dans un peu plus d’un mois et demi, houlà, je me suis dit qu’il allait quand même falloir se frotter à la distance d’une manière ou d’une autre, et quoi de mieux qu’une course dans la belle campagne limousine doucement vallonnée, n’est-ce pas ?C’est parti pour un beau défi par une belle journée d’automne, la bouche en coeur par monts et par vaux sur des chemins que je connais bien (enfin, je croyais et je ne comptais pas sur la présence d’imprévus, logique en somme, les imprévus ne sont pas faits pour être prévus).

22312162_10213912321779209_199261217_oJ’enfile mes runnings ordinaires, bé oui, pas besoin de chaussures de trail, hein, il fait sec aujourd’hui et depuis quelques jours, pas trop de boue en théorie et puis, que des routes et chemins durs, lol, imbécile que je suis. C’est parti, montre gps au poignet, sac à dos avec de quoi boire (1l) et éventuellement manger un petit bout au cas où. D’abord, de la route, aucun souci, j’aligne un, puis deux, puis trois et quatre kilomètres, ça monte et ça descend mais rien de bien méchant, mon rythme s’adapte au relief, je suis frais, plutôt en forme, hormis une petite douleur au pied droit sur le côté, un peu sur le dessus, au niveau d’une articulation je crois, qui me titillait déjà depuis quelques temps (une tendinite ?), peu importe, c’est pas ça qui va m’arrêter. Fini la route, arrive le premier chemin au niveau d’un troupeau de chèvres et de brebis toutes jolies que je connaissais déjà (je ne peux pas m’empêcher de penser au sort qui les attend), j’en profite pour prendre quelques photos et avaler deux gorgées d’eau, ça roule, je descends le chemin et je m’apprête à longer un bois, et, là, devinez quoi dans le coin ? Des châtaigniers (oui, je suis en plein dans la châtaigneraie limousine ; les Auvergnats disaient d’ailleurs des Limousins : “ Sans la châtaigne et les raves, les Limousins sont foutus ”, ils n’avaient pas tort il y a quelques siècles de ça, “ vive la châtaigne ! ” qui a sauvé bien des gens de famines), plein de châtaigniers, je ne le sais que trop d’ailleurs (mais pourquoi n’ai-je donc pas pris mes chaussures de trail ?), mais c’est qu’on est en pleine saison des châtaignes, et les châtaignes, ça tombe au sol dans leurs bogues pleines d’épines qui piquent, qui piquent. Le chemin est parsemé de châtaignes, ça traverse le tissu de mes chaussures, ça pique dur les pieds, je jongle entre les bogues, je sautille comme un cabri pour éviter ces satanées épines. 22290988_10213912318739133_738714148_oLe chemin est également herbeux et, en cette saison, côté nord, à l’ombre du bois, l’herbe est humide, mes chaussures sont trempées et mes pieds avec, splitch, splacth, splotch, j’arrive au seuil d’un pré clos par deux barrières de chaque côté d’une grille qui empêchent les brebis de sortir du pré, je suis obligé d’enjamber les barrières car je ne parviens pas à les ouvrir, elles sont ligotées (pourtant, on est sur le tracé d’une randonnée, allez comprendre), puis je traverse le pré, à l’herbe toujours bien humide (mais sans châtaignes par contre). Je récupère au bout du pré un chemin qui passe à travers bois, un petit sentier plutôt, avec pas mal de débris de bois un peu partout et à nouveau des passages avec des châtaignes, ça descend un peu, et là, commence plus ou moins la première partie de la montée vers le point culminant des environs, bref, je sais que ça va monter sans arrêt jusqu’au 12ème km environ avec bien 230m de dénivelé d’un coup, avec peu de replats. Cette fois, ça y est, dans les côtes, je marche. Oh, je le savais à l’avance, pas la peine de se crever, j’ai la fréquence cardiaque qui s’affole, inutile de trop se mettre dans le rouge. J’alterne donc course et marche.

22312175_10213912320659181_927689217_oVoici qu’un peu avant le village de la Goupilière (oui, ici, on dit village pour ce qu’on appellerait hameau en français standard mais je peux pas m’y faire), où se trouve d’ailleurs un dolmen, drôlement bancal, mais qui vaut le coup d’oeil, donc, voici qu’un peu avant, dans un chemin creux (avec de hauts talus de chaque côté), un arbre tombé en travers du chemin entrave ma progression, pas moyen de le contourner et c’est qu’il y a l’air d’y avoir bien cinq ou six mètres de chemin recouvert, impossible de passer par dessus, je regarde dessous, ça a l’air un peu mieux mais pas très engageant, finalement, je tente l’opération, je m’accroupis, je pousse des branches dans ma progression, j’arrive à une partie plus délicate qui demande de remonter un peu sur le talus, j’enjambe les dernières branches, j’en pousse d’autres et je finis par passer l’obstacle (oh, finalement, c’était pas grand-chose par rapport à ma traversée de la garrigue en juillet dernier où je m’étais perdu lors d’une course dans les Alpilles, la garrigue, ça érafle sacrément, c’est parfois touffu, très touffu, surtout quand on est pas sur les sentiers, et ça empêche d’avancer, j’avais fini fourbu, sur les rotules, obligé d’arrêter une voiture pour me ramener à mon point de départ après avoir réussi à me dépêtrer de cette embrouille). Arrive le dolmen, pause photos et un peu d’eau, et vas-y que je repars, ça monte, ça monte, je marche, je cours, je fatigue, je sue, je débouche enfin sur une petite route, seul répit avant le sommet. Quelques centaines de mètres plus loin, je récupère le chemin qui me mènera vers le point culminant, dit “ Forêt de Lastours ”, le chemin est boueux par endroits, on est sur le versant nord, en sous-bois, mais on peut contourner les flaques quand même, j’attaque la partie la plus rude et la plus raide, je marche, impossible pour moi de monter ça en courant, des passages à 15, 18, 20% et même brièvement jusqu’à 30%, même en marchant, je monte à 170 pulsations par minute, mais je ne m’arrête pas, le sommet n’est plus très loin, mon allure moyenne est faiblarde mais qu’importe, j’atteins le sommet (c’est pas les Alpes non plus, c’est les monts du Limousin, de belles formes rondes et douces mais enfin, faut monter quand même, juste pas besoin d’escalader quoi). En haut, je rebois un coup et là, quel plaisir de pouvoir courir à nouveau car, comme vous le savez, après une montée, qu’y a-t-il (?), une descente (hommage à ma dame qui me dit “ J’aime pas les descentes car je sais que ça va monter après ” avec la suite “ À quoi ça sert, franchement, de monter si c’est pour redescendre ”, variante de ce que je lui sors dans un tout autre registre “

A quoi bon faire le lit puisque on va le redéfaire en dormant dedans ? ”). Quel plaisir, disais-je, de pouvoir courir à nouveau dans une descente, je me sens plus léger (malgré cette douleur au pied qui sur certains appuis me lance, grrr), je monte l’allure, j’ai l’impression d’être rapide, tu parles, je dépasse à peine le 10 km/h, c’est qu’au bout de 12 ou 13 km, je commence à ne plus être très frais, je sens bien que j’en ai déjà plein les pattes mais je me dis “ plus que dix kilomètres et c’est dans la poche, en plus, c’est surtout de la descente maintenant ”, mouais, sauf que, passé Brumas, où j’ai retrouvé de la route, ça remonte quand même vers le village des Combes où un beau chemin me conduit, à 6 km de l’arrivée environ, je me traîne mais j’avance (et je sais qu’aux Combes, il y a une source d’eau fraîche, héhé), je croise justement quelqu’un aux Combes (rien moins que le maire de la commune et son épouse, j’arbore mon beau T-shirt “ Vegan Marathon ”), on discute 5 minutes, il me demande le circuit que j’ai fait, s’il y avait des encombres (il savait pour l’arbre mais c’est pas sur sa commune), je fais cent mètres de plus et je m’arrête à la source, je remplis ma gourde vide, je me délecte d’eau fraîche et je repars, ça redescend, tiens, encore des bogues de châtaignes, ça descend même fortement ce qui m’oblige à y aller doucement et je rejoins une petite route qui serpente, descend puis monte, et j’attaque enfin la dernière partie en prenant un petit sentier qui chemine et monte tranquillou, enfin, pas si tranquillou que ça, je suis vanné, avant de redescendre vers le petit bourg en marge duquel je demeure, je monte donc la colline au milieu des bois (pas de châtaignes là, plutôt des épineux avec des foutues pelleteuses qui par endroits pour l’exploitation du bois ont salopé le sentier, vraiment, l’exploitation du bois de cette manière, quel travail de gougnafier) et je redescends, j’accélère alors, plus que deux kilomètres, je lâcherai plus, j’arrive devant chez moi, il me manque 200m pour faire un semi complet, du coup, je fais un va et vient sur la route pour clore mon “ ultra-trail ” à moi, mon petit “ exploit ” bien modeste à côté de ce que d’autres réalisent mais enfin, c’était pas gagné et je suis content, fourbu, mais content d’avoir réalisé ce beau parcours, même si cela s’est fait à une allure très modeste (7 km/h), content d’avoir presque doublé ma distance maximale. Maintenant, je me dis que le semi, sur du plat, sans châtaignes, sans herbes humides, sans arbres en travers de la route, ça doit être jouable et à une bien meilleure allure. AIO !!!!!

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Joan-Cristòu Dordet  lors d’une course commune au bois de la Bastide à Limoges pour le VEGAN MARATHON RUNNING TOUR

Jean-Christophe Dourdet, ou Joan-Cristòu Dordet en occitan limousin, langue première de ses grands-parents et des parents de sa compagne, langue qu’il a acquise quant à lui plus tardivement, vers l’âge de 20 ans. Profondément attaché au pays limousin où il a grandi et passé toute sa vie, sans rechigner à de nombreuses escapades un peu partout dans le monde, curieux de toutes les cultures, particulièrement celles minorisées, amoureux de culture britannique aussi, et adopté par le Poitou où il travaille. Débutant en course à pied malgré une période déjà lointaine où il s’y était frotté, Jean-Christophe a décidé de relever le défi du marathon de Paris au sein du clan Vegan Marathon, ce sera la toute première fois pour lui qu’il courra sur la distance dite “ reine ”.

 

Découvrir le yoga Ashtanga

Didier Dozias est un des VG-COACHES de VEGAN MARATHON. A travers l’enseignement du yoga, il essaie d’aider ses élèves à retrouver une place juste et pure au sein de leur corps. L’objectif est de leur permettre de trouver en eux-mêmes la justice et la vérité et d’être en harmonie avec l’Espace Universel. Didier pratique un Yoga postural qu’il adapte à chaque personne, cherchant à ouvrir la voie d’une nouvelle respiration, une respiration amplifiée, une respiration qui introduit à l’expérience de l’espace infini de l’univers. Pour lui, il s’agit d’initier à l’intérieur de soi le mouvement afin d’accepter que le Prana s’y installe et obliger le mental à ne plus perturber nos actes. Par l’expiration, le souffle accumulé et pacifié dans le corps peut se diffuser tout autour de soi et relier chaque être à l’univers tout entier. Aujourd’hui, le coach végane nous fait découvrir le yoga Ashtanga.

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VMM : Qu’est ce que le yoga Ashtanga ?

DD : Le yoga Ashtanga est un yoga dynamique, mais surtout un système philosophique que Krishnamacharya, Sage et Yogi a développé après avoir voyagé dans l’Himalaya vers 1916. Pendant sept ans il a appris l’Ashtanga Yoga près du Maître Sri Ramamohan Brahmachari. Dans les années 1930 il a transmis cette connaissance à de nombreux étudiants indiens et occidentaux. Parmi les plus connus, on peut compter Sri K. Pattabhi Jois, BNS Iyengar, Indra Devi et son fils TKV Desikachar. Cette pratique a ensuite été popularisée en occident 30 ans plus tard. Mais qu’est-ce que le yoga Ashtanga, quels sont les principes de bases, les bienfaits, les différences avec le yoga traditionnel, son histoire ?

VMM : Que signifie Ashtanga ?

DD :  Le terme Ashtanga provient des mots sanscrits « ashtau » qui signifie 8 et « anga » qui veut dire « membres ». Les 8 membres font référence à 8 pratiques essentielles dans le yoga Ashtanga que nous développerons plus tard : les règles de comportements, l’autodiscipline, les postures corporelles, l’art de respirer, la maîtrise des sens, la concentration, la méditation et l’illumination.

Le yoga Ashtanga est une forme de Hatha yoga au sein duquel les postures sont accompagnées d’étirements permettant de donner de l’énergie, de la force au corps ; et de contractions (Bandas) visant à accumuler le souffle vital (prana) dans les parties profondes des tissus du corps via une synchronisation des mouvement avec la respiration (vinyasa). La particularité de l’Ashtanga réside dans le fait que les postures s’enchaînent selon des séries prédéterminées, et qu’elles sont de plus en plus difficiles à réaliser. Tant qu’une posture n’est pas acquise, l’individu ne réalise pas celle qui suit. Cela lui permet d’acquérir de la patience.

Le corps se dynamise par le souffle, ce qui augmente la température corporelle et permet de détoxifier l’organisme. La pratique apporte de la tonicité, de l’énergie et la force nécessaire pour trouver le confort sans que les douleurs s’installent, pourvu qu’elle soit réalisée avec patience, humilité et compassion pour y trouver la voie de la Sagesse. La pratique du yoga a pour objectif d’ouvrir l’esprit à la méditation afin de favoriser un apaisement de l’état psychique, mais également de faire prendre conscience à l’individu de son potentiel spirituel.

VMM : Quelle est l’histoire du Ashtanga ?

DD : Les origines du yoga Ashtanga proviendraient d’un ancien texte intitulé “Yoga Korunta”. Ce texte a été écrit par Vamana Rish entre 500 et 1500 avant JC et redécouvert par Sri Tirumalai Krishnamacharya dans une bibliothèque universitaire de Calcutta. Spécialiste du Sanscrit ancien, il comprit que ce texte faisait partie d’une tradition orale bien plus ancienne (entre 3000 & 4000 ans avant J.C.), il commença à l’enseigner à Pattabhi Jois en 1927 lorsqu’il avait 12 ans. Patanjali conceptualise l’Ashtanga Yoga dans les Yoga Sutra comportant pas moins de 195 Aphorismes datant du 2ème siècle avant JC ou 400 ans après.

19144173_1917763525146831_8117554892961552494_oDans le livre II et III des Yogas Sutras, les techniques de l’Ashtanga sont énoncées, celles-ci sont liées à des activités purement yogiques et visent à provoquer l’ascèse : purifications, attitudes du corps, techniques respiratoires. Patanjali met un léger accent sur la pratique posturale, en effet, celles-ci doivent être transmises par des Maîtres ou Guru et non par des voix de description. Elles doivent également fournir une stabilité et réduire l’effort physique pour éviter la fatigue et l’énervement de certaines parties du corps. Elles stabilisent les processus physiologiques afin de permettre à l’attention de se focaliser sur la partie fluide de la conscience. Au début, les postures peuvent paraître inconfortables, voire insupportables. Mais avec courage, régularité et patience l’effort devient minime jusqu’à disparaître : cela est d’une importance capitale car la posture de méditation doit devenir naturelle afin de faciliter la concentration.

19149327_1917764208480096_5491684003378239215_nVMM : Le yoga Ashtanga serait un dérivé du Hata Yoga ?

DD : Il n’y a pas vraiment de dérivés de l’Ashtanga puisque l’Ashtanga, aujourd’hui connu sous sa forme physique et posturale, est lui-même dérivé du Hatha yoga, tout comme le Vinyasa yoga ou Iyengar yoga. Aujourd’hui, il existe différentes écoles désignant le yoga mais nous ne devons jamais oublier que le yoga est avant tout une philosophie, et que le corps est un instrument nous permettant de mieux agir sur nous et autour de nous.

VMM : Quels sont les principes du yoga Ashtanga ?

DD : Les principes du yoga Ashtanga reposent sur les huit membres développés par Patanjali dans son recueil intitulé « Yoga-sûtra », ils constituent une sorte de philosophie de vie qui implique :

Les règles de comportement (yamas)

Les yamas concernent nos relations avec les autres et les choses extérieures. Il y a 5 yamas que l’individu doit respecter : ne pas faire de mal, être honnête, ne pas voler, être fidèle ou abstinent (brahmacharya) et ne pas être avide. La première forme de yama est ahimsa qui signifie ne causer aucune douleur à aucune créature, ne pas faire de mal, ne pas tuer par aucun moyen et jamais. Ce qui implique de devenir végétarien, végétalien ou végan.

L’autodiscipline (niyamas)

Le second membre fait référence aux règles que l’individu doit appliquer envers lui-même. Les niyamas sont : la propreté à l’intérieur, la propreté à l’extérieur, le contentement, la connaissance des textes sacrés. Cette dernière peut mener à l’abandon à Dieu si l’individu s’implique véritablement dans une spiritualité (sadhana) remplie de bienveillance, de félicité et de compassion.

Les postures corporelles (asanas)

Les postures permettent de dynamiser le corps, de le rendre plus souple et d’apporter de la stabilité et de la confiance en soi. Le but est de nourrir le corps du souffle vital (prana) dans chaque posture, afin de conduire à un état méditatif de lâcher prise. Les postures sont indispensables dans le yoga Ashtanga puisqu’elles permettent de corriger les déséquilibres et de se stabiliser afin d’unir le corps et l’esprit, comme dans toutes autres pratiques de yoga.

La respiration (pranayama)

Celle-ci inclut le souffle vital, la longueur du temps dans un cycle de respiration, la restriction du souffle et l’expansion ou l’étirement de la respiration. Pratiquer le pranayama aide à purifier les canaux essentiels à la vie sur terre et à éliminer le stress et les toxines physiques et mentales, Dans la pratique physique la respiration permet de faire monter la température corporelle, ce qui favorise l’élimination des toxines. L’inspiration et l’expiration doivent être de même durée et se faire par le nez par une respiration que l’on appelle ujjayi. En yoga Ashtanga et dans toutes les pratiques posturales, la respiration est très importante puisqu’elle est liée aux émotions.

La maîtrise des sens (pratyahara)

C’est le contrôle des sens qui peut mener à la stabilité intérieure, cela est possible en dirigeant sa concentration sur le rythme respiratoire. Chercher à apaiser et maîtriser son esprit sans être affecté par un ou plusieurs de nos cinq sens aide l’individu à progresser vers la concentration jusqu’à les bloquer. L’individu ne porte plus attention aux choses extérieures afin de se concentrer sur lui-même et ses sensations internes.

La concentration (dharana)

L’attention de l’individu doit être focalisée sur un objet extérieur, une vibration ou un rythme à l’intérieur de soi.

La méditation (dhyana)

Le travail sur la concentration permet la pratique de la méditation, qui consiste à cesser toutes activités mentales, là ou aucune pensée n’existe.

L’illumination (samadhi)

Cette dernière étape constitue l’alliance entre le soi (atman) et l’absolu (brahman), dans la philosophie Bouddhiste on l’appelle nirvana, c’est l’état de la pleine conscience.

19366354_1917764211813429_8710999732041642072_nVMM : Quels sont les bienfaits du yoga Ashtanga ?

DD : Le yoga Ashtanga permet de :

  • Réduire les toxines : la pratique du yoga Ashtanga provoque une augmentation de la température interne à l’origine d’une hausse de la transpiration. Cela permet une élimination des toxines de l’organisme.
  • Renforcer les articulations du corps : l’utilisation de postures variées et dynamiques favorise un bon fonctionnement des articulations.
  • Augmenter l’endurance et la flexibilité
  • Perdre du poids : une étude menée sur 14 enfants âgés de 8 à 15 ans et présentant un risque de développer un diabète de type 2 a montré que le yoga Ashtanga était un allié efficace pour perdre du poids.
  • Réduire le stress et l’anxiété : la méditation et les exercices de respiration sont favorables à une meilleure gestion du stress ainsi qu’à une réduction de l’anxiété.
  • Il équilibre les Doshas en Ayurvéda.

VMM : Mais quelles sont les différences avec le Yoga traditionnel ?

DD : Dans le yoga Ashtanga, les individus restent moins longtemps dans une posture car chaque posture est liée à un nombre défini de respirations (5 ou 8), ce qui permet un enchaînement rapide de plusieurs postures. Cela demande donc plus d’investissement physique et en fait un yoga plus dynamique que le yoga traditionnel. De plus, la technique de respiration est particulière et la durée de l’inspiration et de l’expiration sont déterminantes dans la transition des postures.

VMM : A qui s’adresse le yoga Ashtanga ?

DD : Cette forme de yoga est principalement destinée aux individus qui souhaitent entretenir leur condition physique et décharger leurs énergies négatives, pour en acquérir de plus positives. Par ailleurs, il est préférable que l’individu soit motivé puisque le yoga Ashtanga prend tout son intérêt lorsqu’il est pratiqué sur le long terme. Bien entendu nous le conseillons aux runners de VEGAN MARATHON, le yoga et la méditation sont des pratiques complémentaires de la course à pied.

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Le demi marathon de Montréal

22171561_10156567319049989_1453110234_oAprès avoir complété le demi marathon de Montréal il y a une semaine j’ai décidé de tester ma vitesse sur la distance du 5km en fin de semaine et belle surprise, j’ai battu mon record personnel par 25 secondes. Fait intéressant, ça va faire 3 ans que je suis végane à la fin octobre et mon ex record que je n’arrivais pas à battre datait de 3 ans! Comme de quoi ça paie de manger des légumes! Aussi mon temps de 20min 29secondes m’a valu une petite une médaille d’argent. Je continue donc mon entraînement pour mon prochain demi marathon en novembre où j’espère avoir établir un nouveau record personnel et avoir un temps assez bon pour me qualifier pour le marathon de New York 2018 soit moins d’une heure 37 minutes pour ma catégorie. À suivre !

Alice Bernier

Impossible de résister à l’appel du clan

22046821_122096451832996_9148902073122500897_nJ’ai des courbatures aux mollets, aux quadriceps et aux fessiers.  Le cours de yoga était intense et ma sortie d’hier matin était un poids en plus.  Je me suis levée en pensant que j’allais faire une petite pause running.  J’attaque donc le rangement. Aïe, aïe, aïe ! J’ai mal ! J’hésite quand même en regardant mes chaussures.  Non ! Repos ! Oui mais le programme pour courir avec le clan VEGAN MARATHON en avril ? La pluie tombe. Arf… Repos. Demain est un autre jour.  Je vais chercher le linge propre, je plie, je range et… Aiiiiiooooo !!!! L’appel du clan ! Nez à nez avec mon T-Shirt VEGAN MARATHON. Je repense à mon engagement pour le Marathon de Paris, aux animaux enfermés, aux membres du clan qui vont sûrement affronter la pluie… Le temps de penser à tout ça ? J’ai enfilé le T-Shirt du clan, mes chaussures et entamé mon échauffement.  La douleur aux jambes s’est tassée au 3 ème kilomètre, pas celle des fessiers.  Mais je suis partie, alors j’assume la distance du programme.  Dernier kilomètre, le vent s’engouffre dans ma capuche, la pluie m’arrose, j’ai la sensation de ne plus pouvoir avancer, je pense au clan, aux animaux, au Marathon.  Silence… Plus de musique! Oh non! Non! Pas maintenant !  Ouf… « It’s all in you » de Synapson ! Je suis bientôt dans le parc. « Oooooh! It’s aaall in you you you, it’s all in you, babyyyyyy! » Je chante à tue tête.  Des chiens aboient. Oups. Je suis désolée les toutous pour ce son si atroce.  J’entends à peine le bip m’indiquant la fin de session.  Arrivée chez moi ! Houra ! Merci le clan !Aio !!!! Aio !!! Euh… Aïe aussi ! Mais l’appel et la joie sont les plus forts.

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Camille Breteau, vit en région parisienne, a hérité du tempérament britannique de sa mère, et de la French Touch de son père. Autant dire que cela fait des étincelles, sous le calme se cache une tempête. Était danseuse amatrice de moderne jazz, pratique le yoga vinyasa depuis 4 ans et le running depuis 4 mois. S’entraîne pour finir le Vegan Marathon de Paris. Un pari fou.

Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ?

22135511_10155543900175853_8765285947049128088_oVoilà… Qu’est-ce qui m’a pris de dire oui ? On est le premier octobre, un élève a annulé et je suis grave en retard pour envoyer une composition hyper importante. Plutôt que de rester au chaud dans mon lit, recopier calmement mes partitions le nez dans mon café, me voici à Gonesse, à me les geler grave, petit crachin désagréable qui fait que la pluie nous tombe juste au creux du cou. En plus, autant dire que quand quelqu’un se lève à 7 heures du matin un dimanche pour courir 2 lignes droites à Gonesse, il a envie de faire du score! Que des sportifs, rien à voir avec ma petite course la semaine passée au jardin d’acclimatation. Bref, c’est parti, comme d’hab au début je dépasse tout le monde et pars trop vite, évidemment j’essaye de suivre les meilleurs. Les 5 premiers km je suis à moins de 4’50 de moyenne, ce qui est chiant, c’est qu’il y a un pont qu’on doit chaque fois se taper (oui c’est deux aller-retours), et peut importe de quel côté on court, on a toujours le vent dans la gueule!!! Et le crachin évidemment. Bref, arrivé à la moitié, mon téléphone se met à déconner et la musique s’arrête…. Merde c’est elle qui me traînait. En fait c’est même pire, elle s’arrête et revient sans cesse. C’est à ce moment que j’entends qu’une dame d’un certain âge (oui, une veille avec des cheveux gris et tout et tout) me colle depuis le début en train de suffoquer. Bon ça va pas ça, fini de rigoler, il reste 2.5K va falloir accélérer, et là…. Sans prévenir, elle passe en vitesse supérieure, et je ne vois plus que ses semelles, impossible de la suivre. Bref, de loin je vois le compteur, il reste quelques mètres et il marque 48’xx, non il faut que je le termine avant 49! Et merde… Bon 49’13, et je suis 137ème sur 180. Mais le niveau était très haut, je pense pouvoir courir plus vite la prochaine, et finalement je suis fière d’avoir pas trop mal défendu la cause… même à Garges !

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Jonathan Jacobs né Shai Eilot en Israel (la mecque des végans, d’ailleurs sa grand-mère était déjà végan dans les années 60 et à vécu toute sa vie dans un village végétarien dans le nord d’Israel). Il a grandi en Belgique (Bruxelles) où il a fait ses études de piano. Comme il faisait trop chaud dans le plat pays qui n’était pas le siens, il a décidé de partir en Russie pour se perfectionner et d’y rencontrer sa femme par la même occasion. Après avoir pas mal bourlingué, Jonathan a atterri à Paris depuis bientôt 10 ans et y donne des cours de musique dans l’école qu’il a fondé en 2007 avec sa femme (http://sifacil.fr/). Après avoir été végétarien quelques années, et une discussion très intéressante avec un fromager qui lui explique précisément comment on fait le fromage, Jonathan n’en croit pas ses yeux et ses oreilles, et décide donc de devenir complètement vegan! Grand bien lui fasse puisqu’il perd 3 kilos d’un coup (oui, Jonathan était grave en surpoids, il voulait sauter en parachute et on lui a dit qu’il était trop gros) et n’arrive plus à tenir en place tellement que les légumes lui donnent de l’énergie. Donc pour se calmer, Jonathan cours des marathons, à découvert l’association et depuis il ne peut plus s’arrêter…. La vie est comme une boite de chocolats vegan, parfois c’est dégueux, mais ça valait la peine quand même de tous les manger pour découvrir les 2/3 qui n’étaient pas trop mauvais

Comme un sourire

22089483_10210552994885669_6467790152614359389_nUn semi varié avec beaucoup de relance entre sentiers de vignes, route, contour d’un lac, vue sur des enclos de chevaux de robe couleur blanche magnifiques et là tu sais pourquoi tu cours VEGAN MARATHON. Ensuite traversée d’un camping avec pizza au ravito, pour moi c’était raisin. Avant le départ, petit échauffement d’accélération et de squats pour chauffer les cuisses, une concentration sur le moment présent, en pensant à tous les conseils de mon Coach… malgré tout je pars un peu trop vite, je ralentis au 5ème km et finis bien avec le sourire en 1h45 12km/h de moyenne, record pour moi sur un 21 km. J’ai carburé au jus de betterave toute la semaine. Prochain défi le 5 nov pour le marathon Nice-Cannes.

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Céline Delaunay, vit à Marseille depuis 15 ans, originaire de Normandie, runneuse depuis l’adolescence. À 40 ans marathon de Paris en 2016, adepte du Marseille-Cassis. Prochains grands défis 2017 Nice-cannes 42km, 2018 Raid Camargue 84km, 2019 Millau 100km

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